des fois j’ai toujours envie de m’avaler une plaquette de médocs ou de me vider une bouteille de rhum mais j’pense à tous les efforts que j’ai fais depuis près de 3 mois et franchement pour une fois que j’ai pas envie de tout foutre en l’air, j’continue comme ça. p’tetre qu’un jour l’envie sera trop forte mais pour aujourd’hui, c’est moi la plus forte des deux. c’est moi qui gagne ce combat.
Comment passer du mieux-être au bien-être?
L’amour. Se nourrir d’amour. Donner de l’amour. Beaucoup d’amour. Recevoir de l’amour. Accepter de recevoir de l’amour. S’aimer encore plus soi-même. Arriver à un niveau où l’échange devient fluide et non-quantifiable : l’ataraxie. Les toxiques isolent, procurent une sensation de confort, une certaine aisance dans la décadence mais au final détruisent le fondement des relations. À la base, doit se trouver l’amour, désintéressé et dévoué, l’amour vrai, Éros, qui comble le cœur et l’âme et apaise l’esprit.
Écoute moi, ça prendra 2 minutes même pas.
Pour y arriver tu lutteras crois moi,
à bout de force souvent tu seras
Vers des gens peu fréquentables parfois même tu iras
Mais tu vois tout ça ce sera pas pour rien. T’apprendras à être moins dure avec ton corps, avec tes cicatrices, avec toi même. T’apprendras à extérioriser ta peine autrement qu’en dessinant des lignes sur ta peau avec une lame de rasoirs. T’apprendras à apprécier les coucher de soleil plutôt qu’à les détester parce que tu t’endors la nuit en pleurant toute seule. T’apprendras à dire « je t’aime » à ta mère qui ne rêve que de ça et t’arriveras à vivre avec ta sœur qui te paraît si distante. Tu trouveras ta place même si t’as l’impression que tu l’as nulle part pour l’instant. Tu auras l’impression de tomber, mais tu te relèveras sacrément haut.
Je me souviens de l’odeur de la pluie, du goût des cookies, de la douceur du tapis, de la douleur des adieux, de la tristesse des non-dits, de la cruauté de la vérité et de la sagesse de la bonté.
Je me souviens du premier jour où je t’ai vu. C’est le moment où j’ai compris ce que “love at first sight” voulait dire. Depuis ce jour là, je n’ai pas su, me détacher de toi.
Je me souviens de cette nuit où tu m’as appelé, tu voulais que je te revienne et je voulais que tu sois mienne, je t’avais même promis monts et merveilles.
Je me souviens de ton sourire comme on se souvient de sa première fois, un éclat inespéré de joie qui explose soudainement et fracasse tout sur son passage, c’est ça, que tu me procurais.
Je ne sais pas comment je me sens. Epuisée, Drainée. Vidée. Le monde est lourd sous mes pieds et je trépigne et trépigne fatiguée de porter en moi le lourd marteau qu’est la vie. J’aimerai dire que les choses vont mieux, que je fais face à mes peurs, que j’affronte la réalité, mais je ne fais que me cacher d’elle car je ne sais pas comment vivre ma vie. Se lever, se doucher, manger, aller à l’école, rentrer, des gestes quotidiens qui me donnent envie de me recroqueviller et me rouler en boule dans mon lit. Les voix ne sont pas mieux. Toujours un pieds entre la psychose et la névrose, je m’enferme dans ma tête où ça hurle à tout va “T’ES QU’UNE BONNE A RIEN” et je ne vois plus, je ne sens plus, je ne me sens plus, et le seul remède, c’est la lame de rasoir. J’ai des idées suicidaires depuis plusieurs jours maintenant et c’est tellement épuisant d’avoir à combattre ces maux chaque jour que j’en deviens presque effrayée. J’ai peur qu’il ne reste plus rien de moi, j’ai peur d’éloigner les gens de moi si j’avoue la vérité, j’ai peur d’être laissée de côté, j’ai peur de vivre, j’ai peur d’exister. S’il y avait un moyen, je cesserai d’être mais je ne sais que fuir. Je me dis que si j’échappe assez au quotidien il ne me rattrapera pas, mais il est encore plus collant qu’un morceau de chewing-gum sous la chaussure. Il n’y a pas d’issue, pas de celles qui pourraient être envisagées en tout cas, il y a juste moi. Toujours moi. Seulement moi. Seule contre tous ce qui me ronge et m’écrase.
T’as raison, s’attacher aux autres ça mène à rien. Ca fait mal parce qu’ils partent. Je connais pas ton degré d’attachement, je sais pas si ta fissure à l’étendue de la mienne mais j’ai connu la douleur de la perte, j’ai connu la douleur de l’abandon, le fer chaud du lien qui se brise entre deux personnes. Moi tu vois, je me sens bête d’avoir ouvert mon coeur comme ça. Je me sens bête maintenant de m’être montrée si honnête et ouverte, si sincère et authentique. Parce que rien ne fait rester quelqu’un qui a besoin de partir. Rien ne peut retenir quelqu’un qui n’a pas envie de rester, pas même quelqu’un d’autre. Alors je te laisse partir, sans te blâmer de quitter cette partie de ma vie, mais un peu déçue et blessée, même si je comprends ta décision. Et t’inquiètes pas si je vais mal, c’est la vie qui me correspond pas, c’est le monde qui n’est pas fait pour moi.
i am so depressed i wish i could end my life but here i am getting treated and doing things to get better so things have got to get better.